vendredi 15 juillet 2011

Le dilettante

Voilà, c’est fait, Impasse vient de recevoir sa première ‘mauvaise’ critique.
Un petit caillou dans ma mare à grenouilles.

Ma réaction ? Un gros soupir. Parce que venant de son auteur, j’aurais été bien naïve d’être surprise. Mais une certaine déception aussi. Parce que j’espérais de sa part une analyse de meilleure qualité. Les idées qu’il amène ont de l’intérêt (et m’auraient certes servie en réécriture), mais elles sont inutilement acides et traitées comme si le personnage avait lu en diagonale (ce que je doute qu’il ait fait). Résultat : le texte se retrouve avec un air gauche et quasi malhonnête.

Ce qui est dommage, c’est que malgré que je sois en bonne partie d’accord avec le fond de cette critique (oui, oui, je vous jure), à la fin, la forme fait que c’est une malheureuse impression de crachat que je conserve.

Bon point à retenir : l’événement n’aura pas été stérile. Il a mené à un texte allégorique qui me fait encore rigoler.
Vous voyez, il en faut plus pour m'assombrir l'humeur.


Sylvie, celle qui s'en va se baigner parce qui fait trop beau. ;)

P.S. Juste pour être claire : n’allez pas croire que je prends mon roman pour un chef d’œuvre et que je m’imagine qu’il possède les qualités pour plaire à tout le monde. C’est loin, loin d’être le cas et c’est encore plus loin, loin d’être la question, ici.

35 commentaires:

Gen a dit…

Elle est où cette méchante critique? Je suis curieuse...

francine a dit…

Extrait du Jeu de l'ange de l'auteur célèbre Carlos Ruiz Zafon: "Si tu veux réellement te consacrer à écrire, ou tout au moins à écrire pour que d'autres te lisent, il va falloir que tu t'habitues à ce que parfois les autres t'ignorent, t'insultent, te méprisent et, presque toujours, te montrent de l'indifférence. Ça fait partie des charmes du métier." Ayant vécu moi-même tout ça, je l'ai retenu par coeur... Je t'embrasse.

Elisabeth a dit…

Est-ce que c'est pire que ça: http://plume.en.exil.over-blog.com/categorie-11732272.html ???? ;)

Avoue que ça fait du bien de voir que la «grande soeur» s'est fait «ramasser d'aplomb» elle aussi!!!(fou rire) Clin d'oeil que je t'adresse ici parce que je sais que tu passeras bien vite par-dessus cette critique négative... qui ne sera sûrement pas la dernière. Surtout si tu rencontres un certain succès...

Je tiens cependant à souligner, comme tu l'as d'ailleurs fait toi-même, que, dans chaque mauvaise critique, il y a souvent un fond de vérité. C'est à l'auteure d'en retirer les leçons nécessaires et de passer outre au reste... :)

Sylvie a dit…

@Gen : Je n'ai pas dit qu'elle était méchante. ;)
Si tu ne la trouves pas, pas de soucis, c'est elle qui ira à toi.

Sylvie a dit…

@Francine : LOL. Quel 'charmant' métier !!
J'ai lu ce Zafon. J'aurais dû retenir.
Merci pour la bise, elle me fait bien plaisir.

Sylvie a dit…

@Elisabeth : LOLLL. Partager le contenu de la gifle, quelle belle leçon d'humilité, ma chère ! Les deux papiers ont plusieurs points communs, c'est étonnant. Mais mon critique sait écrire le mot Harlequin, lui !!! MDR
Ceci dit, tu as bien raison, la vérité est utile. Mais... je reste d'avis qu'il y a des façons plus élégantes que d'autres de la livrer... ;)

ClaudeL a dit…

En tout cas, ne devrait pas avoir grand incidence sur les internautes-lecteurs parce qu'après plus de trois essais -- et tout le monde sait que je suis fouineuse-- je n'ai rien trouvé via Google et les mots clés fournis dans ce billet.
Alors qu'évidemment, il est facile de trouver tous les billets qui n'en disent que du bien.

Sylvie a dit…

@ClaudeL: Tant mieux, alors ! ;)

Elisabeth a dit…

Bon, j'ai trouvé et j'ai terminé ma lecture de cette critique sourire en coin... De fait, elle n'est pas bien méchante et représente la «pensée générale» d'un groupe distinct d'individus envers un genre qui ne s'adresse pas à eux à la base, mais qu'ils s'entêtent à lire... Tu aurais en effet été bien naïve de croire que ça se terminerait autrement... ;)

Sylvie a dit…

@Elisabeth : LOL. Tu coiffes ClaudeL au fil d'arrivée !!
Ouais, des individus qui s'entêtent... Justement, n'est-ce pas là une preuve de mauvaise foi ? C'est comme se mettre volontairement le doigt dans la gorge pour prendre plaisir à vomir... :O

ClaudeL a dit…

On me nargue, on me provoque, on me met au défi,là! J'en r'perds, mais il faut dire qu'Elisabeth connaît probablement plus les ficelles de ce milieu que moi.

Sylvie a dit…

@ClaudeL: LOLLLL. Suis contente de ne pas être la seule susceptible, par ici !!! ;)

richard tremblay a dit…

Pour l'édification de ClaudeL, c'est là :

http://www.revue-solaris.com/numero/2011/solaris-179i.pdf

Sylvie a dit…

Richard, Richard, Richard... Tu es impayable. Tu n'as pu résister aux joies de l'autopromotion, on dirait. C'est de la provocation, de la vanité ou de la puérilité ?
Pour l'édification de ClaudeL, l'usage de son propre courriel manquait de punch ?
Flûte, moi qui optait pour la discrétion, voilà que tu m'enlèves ce privilège sur mon propre blog. Charmante attention, quand même.

richard tremblay a dit…

Tu as l'option d'effacer mon message, Sylvie, moi je ne l'ai pas.

Gen a dit…

@Sylvie : J'pensais que "l'affaire Castor" t'avait appris à ne pas piquer la curiosité des blogueurs! ;p Si tu parles d'une critique, mets-le lien, sinon c'est sûr qu'on va faire des pieds et des mains pour la trouver et la lire. Tsé, audi alteram partem, genre! ;)

Et, au final, comme tu le soulignais la critique n'est pas méchante, ni même vraiment acide, surtout quand on connaît l'auteur... qui ne fais pas du tout partie de ton public-cible, non?

Et puis, une critique, même très tiède, dans une revue qui a tendance à se foutre royalement de ce que publie Mortagne, c'est déjà ça de gagné. Il y a probablement des fans purs et durs de SFF qui décideront d'acheter ton roman à leur femme/fille/soeur fan de Levy et Musso, histoire de leur faire découvrir ce qui s'écrit dans le genre au Québec! :)

Venise a dit…

Oh là là ... c'est une critique assez dure je trouve. Elle ne m'enlèvera pas une once de mon goût de lire Impasse cependant. Je trouve la critique dure car j'y perçois un ton légèrement condescendant. C'est à éviter à tout prix à mon avis. Il y a assez de critiques dits de profession qui tombe dans ce ton. C'est un peu facile. Quand un roman n'est pas notre genre de lecture, et ça arrive qu'on en critique, le ton devient d'autant plus important. Il reflète l'attitude, qui fait toute la différence à mon avis.

Oui, j'en suis à critiquer le critique, j'avoue. Mais il l'a quelque peu cherché en s'affichant.

ClaudeL a dit…

Pas le temps de lire et je ne veux pas le prendre pour l'instant.
Reçois 14 personnes demain pour les 87 ans de ma mère. Mais compte sur moi lundi! Ah non, zut lundi, ophtalmologiste à Gatineau, bon mardi alors. Finalement, je serai passée date, hihi!

Sylvie a dit…

@Richard : Ouais, effacer... Un peu facile, non ?J'essaie d'éviter la facilité, même si je ne réussis pas toujours. ;)

Sylvie a dit…

@Gen : Ouf ! Un peu plus et j'avais l'impression que tu me faisais la morale, là. lolll
Finalement, si je te suis, je n'ai pas réalisé que Richard me rend un genre de service...
Je ne suis pas aussi positive que toi, faut croire.

Sylvie a dit…

@Venise : Dame Venise ! Ton passage me fait le plus grand des plaisirs. J'ai évité volontairement l'utilisation du mot 'condescendant', mais je suis bien contente que tu le fasses apparaître. Ainsi, je n'hallucine pas cette condescendance ? Nous serons au moins deux à l'avoir ressentie. Je suis d'accord avec toi, et c'était le coeur de mon propos : ce qui caractérise une critique bien faite (surtout si elle est défavorable), c'est le ton juste et la bonne attitude. La classe, quoi. Comme celle dont tu fais toujours preuve toi-même, sur Le Passe Mot. Et en donnant l'impression que c'est si facile en plus ! Ça prend du talent. ;)

Sylvie a dit…

@ClaudeL: LOL. Vraiment, tu as là bien mieux à faire que palabrer avec nous sur la valeur des critiques littéraires. Bonne fête à madame ta mère, qui a presque le même âge que mon papa. C'est un privilège précieux de les avoir encore. Allez, bonne réception.

Gen a dit…

@Sylvie : J'm'entraîne à voir le positif partout, même dans les mauvaises critiques. Après tout, mon tour s'en vient ;) Tu pourras me citer si jamais je me plains! lol

J'ai un ami en marketing qui me répète souvent le principe de base : l'important c'est de faire parler de soit, en bien ou en mal.

Pis je fais pas la morale, mais j'suis horriblement curieuse, j'avais trouvé le lien et j'allais le mettre, sauf que Richard l'avait déjà fait, donc... :p

Suzan a dit…

Ah ces critiques que l'on doit prendre ou laisser de côté selon ce comment on les perçoit. Allons, ce n'est rien sirop. L'important c'est que vos écrits soient lus. Je sais, je sais, il est juste et normal que chaque auteur(e) désire que ses écrits plaisent majoritairement mais ne dit-on pas qu'on ne peut plaire à tout le monde? Moi j'ai aimé lire «Impasse», d'autres plus, d'autres moins que moi mais au moins les bons billets l'emportent sur ceux qui le sont moins et c'est ce qui compte au bout de la ligne.

Alexandre Babeanu a dit…

La critique publiée n'est pourtant pas si méchante que ça, je trouve... Et puis il ne s'agit effectivement que d'une seule opinion. Impossible de plaire à tout le monde! Au bout du compte, on ne peut qu'essayer d'en tirer un enseignement...

Anonyme a dit…

Bien dit Venise ! Je partage ton avis.


Francine Séguin

Sylvie a dit…

@Suzan : Merci de ton commentaire. Je veux être lue, ça oui, et je veux bien qu'on me dise mes faiblesses d'auteur, mais pour ça, pas besoin d'ironiser, dans une revue, en plus. C'est ça que je dénonce. Quitte à garder le reste de ma vie, une réputation de fille susceptible !! lol

Sylvie a dit…

@Alexandre : Une seule critique ne fait pas le printemps, hein ? lol
Je sais bien. Et plaire à tout le monde ne fait pas partie de mes plans, t'en fais pas.

Sylvie a dit…

@Francine : ;)

Gabrielle Syreeni a dit…

Oh! Ça fait jaser toute cette histoire. Et avec raisons.

Je te trouve courageuse de dire tout haut ce que d'autres préfèreraient ignorer ou se mordre la langue plutôt que parler. Ça prend de l'audace, de la force. Surtout dans un billet qui ne traite que de ce sujet.

Je suis d'accord avec plusieurs personnes ici. Chaque fois que je lis une critique M. Tremblay, j'ai de la misère à comprendre le but de son intention, voire a être d'accord avec lui. Mon opinion (ma vision de littéraire, s'entend) est tellement en contradiction avec la sienne que je n'ose rien écrire sur son blogue de crainte de m'embourber.

Pour y trouver du positif, il faut penser à ce vieil adage: « Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en ». Rien ne nous prouve que ton critique a entièrement raison. Et, indirectement, il te fait de la promotion. C'est à prendre ou à laisser pour chacun de ses lecteurs potentiels. Solaris n'est pas une revue d'érudits (en tout cas, je ne l'ai jamais perçu comme tel) où tout ce qui est dit doit être prit au pied de la lettre.

J'appuie les propos d'Élizabeth du 15 juillet. Quoiqu'il est possible que cette lecture lui ait été interposé. Je ne connais pas les politiques éditoriales de Solaris et il semblerait que pour cette année, et probablement les suivantes, elles me soient inaccessibles. Dommages! :( (J'aurais aimé y devenir critique)

J'appuie également les propos de Venise du 16 juillet.


Sur ce, Sylvie, je n'ai pas eu la chance de lire ton livre. En fait, je te découvre aujourd'hui. Mais si ton ouvrage fait partie effectivement de mes lectures favorites, je le lirais avec plaisir. :-D

À la prochaine!

Sylvie a dit…

@Gabrielle : Bonjour à toi et bienvenue ici ! ;)
Je n'avais pas vu l'audace dont tu parles (c'était plutôt viscéral) mais plus j'y pense, plus j'aime l'idée. :))
Quant à la pub, le temps nous dira si elle valait la peine (humm, cette remarque peut avoir plusieurs sens...lol).
Pour avoir pris le temps de laisser une petite trace ici, je te souhaite que des bonnes lectures (Impasse ou non) !!! hihi

Lucille a dit…

Il fait 45 degrés (avec facteur humidex), ici à Niantic, Connecticut. Confortablement assise sous mon air climatisé, je viens de lire et ta chronique et la critique. Je ne sais pas quoi te dire ! Je suis un peu choquée par la teneur des mots, par leur dureté et par les uppercut qu'ils envoient à tout vent.

C'est une opinion. Une série de mots, mis bout à bout et qui font un texte que tu dois prendre pour ce qu'il est : la pensée d'une personne qui n'a pas aimé ton genre littéraire. Ça arrive... et ça va arriver encore !

Garde en tête que ton genre d'histoie plait à plusieurs (rappelle-nous, stp, le total des ventes d'Impasse ;o).

J'ai hâte de lire ton autre roman !Vraiment hâte !

Sylvie a dit…

@Lucille : Alors là, t'es un vrai copine, toi !! Un commentaire, directement du Connecticut, je suis touchée. Je suis en train de l'écrire, le deuxième, et tu auras ta dédicace, fie-toi sur moi ! xxx

ClaudeL a dit…

Et le court billet aujourd'hui, 27 juillet, de L'ermite, ça te concerne?

Sylvie a dit…

@ClaudeL: Oui. Rassure-toi, tout va bien. ;)