mardi 14 février 2012

L'amour au bout des doigts

 
‘There’s some kind of light, at the end, when touching the edge of her skin.’

                                                                         You make me smile
                                                                                  Album Foiled
                                                                                   Blue October

***

J’écoutais cet album en boucle lorsque la trame des Ombres Rouges incubait dans mon cerveau. Résultat : cette musique restera pour toujours associée à mes personnages. Je n’ai qu’à l’insérer dans un lecteur CD et les scènes du roman défilent devant mes yeux à la vitesse de l’éclair.

There’s some kind of light, at the end, when touching the edge of her skin est la toute première phrase de l’album. Je crois qu’elle m’a inconsciemment influencée, car elle colle à merveille à mon personnage principal.

Paul a quarante ans, il est enquêteur pour les crimes majeurs. Son métier lui en fait voir de toutes les couleurs, mais sa propre histoire est elle-même parsemée de baffes difficiles à digérer.
Sur la vie et le genre humain, il ne se fait plus d’illusion. C’est le règne de la noirceur, point.
Pourtant …

Pourtant, il aime une femme, à s’en arracher les tripes, à en perdre le petit bout d’âme qui lui reste. Une femme, à son avis, qu’il ne mérite pas.
Qu’il craint d’abîmer.
Qu’il a fini par écarter …
… même si elle est la principale personne à qui il peut dire : tu me fais sourire.
… même si chaque fois qu’il effleure sa peau, du bout du doigt, un peu de lumière réapparaît.

***

C’est fou comme parfois, on a l’impression que nos personnages existent vraiment. :))




Sylvie, romancière habitée


21 commentaires:

Lucille a dit…

De te lire, me fait du bien!

D'écouter Blue October de nouveau, me fait du bien!

De savoir que tu me feras vivre des émotions diverses avec Ombres rouges (quand il sortira) me fait du bien!

Savais-tu tout le bien que tu peux faire autour de toi, mon amie!

xox

ClaudeL a dit…

Ah! c'est ça le truc! Bon, je vais me chercher une chanson alors.

Pat a dit…

C'est la première condition: écrire des personnages qui nous remuent.

Sinon, si on raconte l'histoire de gens qui nous laissent indifférent, bonne chance pour soutenir l'intérêt du lecteur...

À voir comment tu nous décris ton Paul, j'ai l'impression que tu as réussi ton pari ;)

Gen a dit…

Héhéhé, un hard boiled de la plus pure tradition. Je salive! :)

Sylvie a dit…

@Lucille : Ooooh ! On dirait bien que le cosmos me retourne le petit peu de bien que je peux faire. Merci de ton câlin virtuel, amie. :))
Je te promets beaucoup d'émotions avec Les Ombres Rouges. Un jour. lolol

Sylvie a dit…

@ClaudeL : LOL. En fait, le phénomène d'association n'est pas difficile à créer. Choisis un album que tu connais depuis peu et que tu aimes, et écoute seulement celui-là pendant que tu mijotes ton histoire, que tu prépares ton plan. C'est aussi simple que ça, cette musique va ensuite te ramener dans ton histoire automatiquement.
L'autre chose, j'ai beaucoup d'admiration pour les paroliers de chansons. Souvent, quelques mots pigés ici et là me frappent et déclenchent mon imagination. Je tombe alors en mode création. C'est pour cette raison que, souvent, je construis mes histoires en écoutant de la musique, en voiture.

Sylvie a dit…

@Pat : Je ne sais pas si mes personnages vont arriver à émouvoir autant que je le voudrais. J'ai de petites inquiétudes. Ils sont très clairs, dans ma tête, mais arriver à transmettre toute leur complexité sur papier, c'est autre chose. Parfois, je repasse mon manuscrit en pensée et je trouve que je ne fais qu'effleurer toute la richesse de leur caractère.
On verra ce que la dirr-lit en dira. ;)

Sylvie a dit…

@Pat : J'oubliais : tu l'ignore, mais j'ai aussi une chanson associée +++ à Averia. Oui, oui. Dans mon esprit, elle colle tellement que c'est la chanson thème officielle. :D
Avoue que ça t'intrigue. hihi

Sylvie a dit…

@Gen : :p
Certains vont dire 'dans la plus pure tradition', d'autres vont lever les yeux au ciel en disant 'pfff, du cliché, du déjà-vu'.
Ça sera amusant de voir qui présente les bonnes dispositions. ;)

Pat a dit…

Ah ben là! Veux savoir, c'est sûr! :P

***

C'est normal, je crois. C'est le défi à surmonter. Traduire la complexité du personnage en mots. En décrire, en montrer assez pour suggérer tout le reste derrière.

Écrire un personnage, c'est dessiner un iceberg suffisamment convainquant pour que le lecteur croit à ce qu'on cache sous l'eau.

Gen a dit…

@Sylvie : Y'a moyen de se renouveler en respectant la tradition. ... et les bonnes traditions supportent beaucoup plus de déjà vu que les mauvaises! lol!

Pis moi les personnages de type hard boiled (les mâles désabusés et durs qui éprouvent pourtant quelques moments de tendresse), ils me font craquer, alors je suis vendue! ;)

Sylvie a dit…

@Pat : Belle image, l'iceberg. En plus, elle a sur moi un petit effet rassurant. J'aime ! ;)
Pour le reste, je t'envoie un courriel.

Sylvie a dit…

@Gen : Tu marques un point, là. ;)

Si ce genre te fait craquer, eh bien nous serons au moins deux. :)

ClaudeL a dit…

Si ma chanson fétiche depuis deux-trois ans est "Seul" de Don Juan, je me demande bien quelle sorte de personnages elle peut faire naître?

Marie-Claude Charland a dit…

Un mot, une phrase, une mélodie, suffisent parfois à nous faire entrer presque en transe, ça touche une fibre en soi, fait vibrer une parcelle de notre imaginaire et hop! on est parti, l'histoire devient plus vraie que nature... :)

Sylvie a dit…

@ClaudeL : LOLL. En effet !

Sylvie a dit…

@Marie-Claude : Tellement ça !!
Parfois, ça me fait comme si je suis aspirée par l'intérieur. À ce moment-là, je suis mieux de ne pas être au volant. hihi

Sylvie a dit…

@Blogger : Tu t'en viens gourmand. Ça te prend deux mots maintenant pour te prouver que je ne suis pas un robot. Pfffffff

Didie a dit…

" Pourtant, il aime une femme, à s'en arracher les tripes, à en perdre le petit bout d'âme qui lui reste..."

Wow. L'image évoquée par cette phrase m'a cramponné l'estomac. Je ne sais pas pourquoi... j'ai fixé là-dessus... Je ne me souviens même plus ce que je voulais commenter, ayoye...

Sylvie a dit…

@Didie : Chère Didie, tu fais ma journée. :)))

Ce n'est qu'une phrase.

Imagine 430 pages... MDRRRRRR

Didie a dit…

Ah ben, si elles sont toutes comme ça, je vais me régaler, hein? ;P